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Qu’est-ce qui soutient les élèves dans leur apprentissage ?

centre-alain-savary_ens-lyon_fr_CAS_documents_publications_quest-ce-qui-soutient-les-eleves_questUn rapport coordonné par l’Ifé, sous la responsabilité de Dominique Glasman et Patrick Rayou, une équipe de recherche vient de proposer de nouvelles pistes à partir de plusieurs enquêtes réalisées soit dans des établissements « ordinaires », soit dans des dispositifs plus spécifiques.

 

 

 

L’étude a montré que parmi les dispositifs offerts, quelque soit le type d’établissement étudié, il y avait des invariants qui certes se déclinent de façon différente dans ls établissements, qui qui ont des caractéristiques communes.

Parmi ceux-ci, il convient de noter :

  1. on trouve, plus encore que des modes d’organisation,  quelque soit l’établissement étudié, des principes d’action semblables mis en œuvre de manière assez systématique
    • Les aides au travail
      • Les pratiques d’enseignement variées cherchent à garantir le suivi des programmes tout en articulant des situations à caractère disciplinaire avec des formes de travail interdisciplinaire, qui constituent une rupture. Les élèves sont invités à envisager les connaissances dans une perspective plus transversale.

    • L’ouverture culturelle
      • l’idée est de proposer un accès facilité à la culture savante aux élèves qui en sont les plus éloignés. À côté de cet objectif émerge également celui de développer auprès des élèves une disposition à l’éclectisme éclairé. Il s’agit d’activités qui prennent souvent la forme d’un travail par projet : danse, théâtre, orchestre, jardinage, bricolage, création, etc.

    • Un accompagnement personnalisé :
      • Un adulte occupe une place particulière dans l’environnement scolaire de chaque élève. Il est le repère de l’élève et de sa famille pour toute l’année scolaire et rencontre de manière individuelle chacun des élèves pour travailler son positionnement, discuter du suivi scolaire et de l’intégration dans l’établissement, il joue un rôle de médiateur entre l’environnement scolaire, l’élève et les famille
    • Une visée d’exigence dans la bienveillance
      • l’exigence scolaire y presque toujours coulée avec le souci de la transmission de la culture scolaire et des éléments de connaissances attendus dans le curriculum. L’enjeu de l’excellence dans les apprentissages et le souci de « nourrir » les bons élèves autant que de soutenir les élèves les plus en difficultés est bien présent. Ce qui frappe dans les collèges et lycées observés, c’est avant tout le partage d’une valeur commune forte qui peut faire écho au lieu commun actuel de « bienveillance éducative ».

  2. Les formes de travail en partenariat entre les professionnels constituent un marqueur de ces structures qui mettent cause la division du travail éducatif. En effet, les équipes y théorisent la plus-value d’un travail en équipe dans leurs actions. Les échanges de pratiques, les espaces collégiaux de décision permettent le fonctionnement dans un projet commun négocié et partagé.
    •  Le positionnement particulier des professionnels
      • Les équipes travaillent dans une forte interdépendance avec un cadre commun de référence effectif et des partages d’expertise, de ressources et de responsabilités. L’institutionnalisation d’instances de régulation à l’échelle de l’établissement ou dans des sous-équipes (comités de pilotage liés aux dispositifs) permet de développer une culture professionnelle commune permettant d’associer les nouveaux arrivants.

    • Le partenariat avec les parents
      • Le travail avec l’environnement familial des élèves apparaît plutôt comme secondaire. Si le discours se caractérise par une considération pour les familles et le souhait de les tenir informées de la situation de l’élève, de les associer de manière contractuelle aux décisions le concernant, le travail avec elles se restreint souvent à ces dimensions

    • Un statut différent pour les élèves et une visée de réussite
      • tous les établissement étudiés avaient un statut “hors normes” qui leur permet d’envisager plus facilement de repenser le statut des élèves dans les actions conduites en prenant en compte leurs besoins et en les aidant à se repositionner dans leur situation scolaire.