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4 raisons pour un apprentissage à l’aide de jeux numériques

4 raisons pour un apprentissage avec des jeux numériques1. Compétition.

Les éléments compétitifs d’un jeu ne se trouvent généralement pas dans les méthodes d’apprentissage traditionnelles, comme un cours magistral ou une discussion en classe. La concurrence apporte de la motivation aux étudiants / joueurs pour s’engager dans un jeu et finir une activité (d’apprentissage). Cela nécessita pas nécessairement un autre participant, la motivation pouvant aussi naître du désir d’atteindre le plus haut score possible ou de dépasser chaque fois son propre score.

Si vous pensez à un environnement de jeu, comme les MMORPG (jeux de rôle en ligne massivement multijoueurs en ligne), les joueurs les joueurs testent leurs compétences contre un ennemi programmé, en utilisant un ensemble défini de stratégies pour surmonter un obstacle.

2. Engagement.

Les jeux amusants à jouer améliorent considérablement les performances d’apprentissage. Lorsque les élèves s’amusent, la pression d’apprentissage se dissipe, leur permettant de définir et de modifier librement leurs stratégies selon un objectif spécifique.

3. Récompenses immédiates.

Les récompenses sont un support pour le processus d’apprentissage en gardant le participant investi pour en savoir plus. Cela favorise un processus d’apprentissage continu pour l’élève / joueur, car chaque objectif d’apprentissage est lié à une série de défis. Les objectifs et leurs récompenses correspondantes peuvent être construits par étapes et définis en fonction des difficultés.

4. Renforcement immédiat et rétroaction.

La recherche sur l’apprentissage et le comportement montre que les élèves apprennent plus rapidement quand il y a un intervalle plus court entre le comportement et le renforcement. Il sera alors moins décourageant pour les étudiants d’apprendre de leurs erreurs tout de suite que de voir une note rouge sur les évaluations papier quelques jours plus tard. La rétroaction dans un contexte de jeu est instantanée et la notation est normalisée pour permettre des comparaisons.

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The Feynman Technique for learning

The Feynman Technique is perfect for learning a new idea, understanding an existing idea better, remembering an idea, or studying for a test.
The Feynman Technique is a mental model that was coined by Nobel-prize winning physicist Richard Feynman. Known as the “Great Explainer,” Feynman was revered for his ability to clearly illustrate dense topics like quantum physics for virtually anybody. It is said that Feynman prided himself on being able to explain the most complex ideas in the simplest terms. Feynman was once asked to explain why “spin one-half particles obey Fermi-Dirac.” Feynman replied that he’d prepare a freshman lecture on it, but then he came back a few days later empty handed. “I couldn’t reduce it to freshman level,” he admitted to Goodstein. “That means we don’t really understand it.” That is to say, if Feynman couldn’t explain something in simple terms, there was a problem with the information, not with Feynman’s teaching ability.
so here’s his technique
1. Pick a topic you want to understand and start studying it. Write down everything you know about the topic on a notebook page, and add to that page every time you learn something new about it.

2. Pretend to teach your topic to a classroom. Make sure you’re able to explain the topic in simple terms.

3. Go back to the books when you get stuck. The gaps in your knowledge should be obvious. Revisit problem areas until you can explain the topic fully.

4. Simplify and use analogies. Repeat the process while simplifying your language and connecting facts with analogies to help strengthen your understanding.
The Feynman Technique for Learning

Les raisons des inégalités scolaires

ob_3e05f5_lasserre-collegeJoanie Cayouette-Remblière, sociologue, auteure de “L’école qui classe”  affirme que les politiques éducatives des dernières années ont conduit à maintenir dans le système des élèves qui ne satisfont plus aux exigences scolaires sans leur proposer les moyens de surmonter leurs difficultés.Elle argumente que  les inégalités sociales à l’école sont avant tout le produit d’inégalités de réussite – autrement dit de « chances d’apprendre » inégales.
D’après elle, ces inégalités s’expliquent par
  1. l’écart entre les manières de penser, de parler et de travailler des élèves de classes populaires, d’une part, et les exigences de la forme scolaire, d’autre part
  2. la variété des conditions de scolarisation càd les élèves sont désavantagés lorsqu’ils fréquentent une école primaire qui regroupe des élèves de classes populaires ou encore une class faible scolairement
  3. le découragement des élèves des classes populaires et un soutient insuffisant ou inefficace.
Elle propose 4 démarches pour y remédier
a) une réflexion sur les manières d’enseigner
–  mieux expliciter les exigences du travail scolaire (ce qui est attendu de l’élève ?)
– valoriser la méthodologie et les façons d’apprendre (comment l’élève doit-il s’y prendre pour apprendre ?)
b) pour ceux qui ont échoué, élaborer une alternative valable au redoublement
– recruter des métiers autres que des enseignants pour accompagner individuellement et en fonction de leurs besoins les élèves dans leurs difficultés
– travailler dans un autre contexte que celui de la classe
c) recruter plus tôt les enseignants et veillant à inclure toutes les classes sociales
d) soutenir les élèves de classes défavorisées pour améliorer leurs conditions de vie et prévenir la précarité
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A chacun son Ipad ….
et la fracture numérique n’existe plus ?

© geek and poke
ceci est la version en ligne d’un article paru dans Forum N° 370https://www.forum.lu/issue/clivages-sociaux/

 

© geek and poke
@ geek and poke

Le terme de « fracture numérique » ou « digital divide » est apparu à la fin du siècle dernier pour décrire la séparation entre ceux qui possèdent la technologie et ceux qui ne l’ont pas. Dans ce sens, il n’y a presque plus de fracture numérique au Luxembourg, car quasiment tous les ménages résidents (97%) bénéficient, selon un rapport du Statec [1], d’un accès Internet à domicile. Avec 81% des résidents qui se connectent tous les jours à la toile, le Luxembourg est leader européen dans l’utilisation d’Internet, suivi par les pays scandinaves et le Royaume-Uni. Cependant, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’est pas répartie uniformément parmi la population.

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et la fracture numérique n’existe plus ?”

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C’est quoi, cette école ? 6 caractéristiques de la forme scolaire dominante

cest-quoi-une-ecoleJ’ai acheté récemment l’excellent livre “L’école qui classe” de Joanie Cayouette-Remblière (une récession du livre est disponible ici) dans lequel l’auteure a analysé les dossiers scolaires de 530 enfants entrés en 2001 et en 2002 au collège et près de 8000 bulletins trimestriels. Elle en a tiré des conclusions originales sur la source des inégalités. Pour elle, l’école creuse les écarts en raison même de la « forme scolaire », c’est-à-dire de tous les attendus implicites quant au comportement et au savoir-être des élèves, auxquels les enfants des classes populaires les plus fragiles ne savent pas répondre.

J’ai essayé de résumer sa réflexion de base sur la forme scolaire en une infographie qui reprend les 6 caractéristiques de la forme scolaire dominante actuelle :

1. Un lieu apart

Les élèves sont éduqués dans un lieu spécifique, souvent imposant de part sa structure architecturale.
Ils y passent leur journée en étant isolé du monde réel avec des interlocuteurs dédiés uniquement aux principes de fonctionnement de l’école, dont le silence et l’ordre sont des éléments importants.
Même de nos jours, l’école tente d’écarter l’intrusion de la réalité en défendant, par exemple, l’utilisation du téléphone.

2. L’apprentissage IKEA

Les séances d’apprentissage ont été conçues d’avance,
la progression (de toute la classe, de préférence) est imposée,
l’élève qui faillit retarde la progression des autres
il y a une seule clé (la répétition des gestes du maître !) pour construire les savoirs,
les élèves et le professeurs sont tenus de s’y conformer,
la liberté de s’écarter du chemin proposée n’est accordée qu’à ceux qui excellent.

3. Le respect des règles

L’école est structurée non seulement par son architecture, mais aussi par son fonctionnement interne.
Le découpage de la journée selon la grille horaire, le rythme des pauses et des changements de salles, le règlement d’ordre interne, le mode de fonctionnement en groupe-classe, les règles imposées par l’enseignants, sont des éléments organisateurs de la journée scolaire.
Mais ce sont aussi tant de contrats, les implicites, les autres explicites que l’élève devra s’approprier (parfois découvrir puisque non explicités) dans le cadre de sa journée à l’école.

4. L’absence de repos

L’école ne supporte pas l’oisiveté,
les plans d’étude sont conçus pour que l’élève soit en permanence sollicité, invité à travailler si ce n’est à l’école, il continuera à domicile.
Même dans les cours où l’enseignant a la part la plus active, la participation “active” de l’élève est notée afin de montrer la valeur que l’école accorde au travail.
Les élèves qui refusent de s’y conformer  seront sanctionnés par le système de notation.

5. Le pouvoir anonyme

Les règles selon lesquelles fonctionne l’école ne sont cependant celles nés d’un contrat entre l’élève et l’enseignant ou l’école, mais elles semblent émaner d’une autorité “supérieure”, mais inabordable.
Ainsi l’enseignant ne définit pas si l’élève réussit ou non, mais des procédures, des calculs, des normes définies antérieurement décident de son avancement.
En conséquence, l’élève, s’il veut réussir, est contrait à se conformer puisqu’il n’y a pas d’interlocuteur direct auquel il peut se confronter

6. Le plaisir contraint

Une contradiction interne est permanente dans les messages de l’école, celle que l’accès au plaisir (de la réussite, de la maîtrise) passe forcément par la contrainte et par le travail discipliné.
L’école suggère que l’intérêt pour le savoir et le plaisir que peut procurer la maîtrise ne passent que par les exercices auxquels l’école contrait les élèves. Elle communique que ceux qui ont réussi sont tous passés par là, mais occulte tant d’autres facteurs de réussite, souvent inaccessibles selon l’origine des élèves.

Cliquer ici pour la version Pdf de l’infographie

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The path from curriculum to an item : how to create learning opportunities in a technology-based learning system

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Creating items for a technology-based learning environnement is a tedious and long process that requires a huge number of actors, all with different skills and talents.

Here’s a graphic that covers the path from the early reflections based on the curriculum until the final release of the interaction item on the learning platform. This path is based on the experience of collaboration between the Ministry of education in Luxembourg and Vretta, a learning company specialized in mathematic learning tools. The commonly developed product is a multilingual, online learning tool for students in mathematics, called MathemaTIC.

You can roughly split the process into three main parts, which are not necessarily consecutive,  but interdependent throughout the whole process.

a) the conceptual part : As the objective of the project mathemaTIC is to deliver a learning tool for the Luxembourg education system, the mathematical items have to be tightly aligned to the local curriculum and its objectives. This alignment is represented in an interactive curriculum framework that provides teachers with the ability to monitor each student’s progress through the learning resources, their areas of strengths and their areas of weaknesses. It should also provide students with a clear understanding of their knowledge based on national educational objectives and standards. Therefore the first part of the development part is to deconstruct the national curriculum and to rebuild its contents (knowledge, skills, attitude) into a comprehensive map of internally linked items. Once this map is constructed, the pedagogical advisor an his team collect for each item (mostly for a set of coherent linked items) ideas for the implementation of technology based learning process. The a first blueprint of the map identifies the content topics that should be covered and the general structure of the item. It also looks for appropriate interaction of the student.

This leads to the elaboration of a storyboard in which the design and the script of the item are discussed. Discussions include issues like interaction and feedback with the user, item visuals, general layout as well as language challenges.

b) the realization part : During this “nuts and bolts” part of the  process, the graphic designer, the interface developper and programmer are in contant exchange with the subject specialists and the instructional designer in order to develop an item that fits the needs of the learning process. Interactive previews of items are developed, tested, reviewed, rejected, redone until the final version of the items is finally published on the platform.

c) the verification part : This part is permanently present throughout the whole process, a process which is decomposed in small parts or development sprites at the end of which only the validation of all relevant issues can lead to the next step. Bringing in the feedback from as many as possible persons in the process is an essential factor for the development of a functioning item. Of course these loops have to be monitored, especially in order to keep in line with the time line and the delivery dates, therefore an dedicated person on this task is an essential asset for the project.

 

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Les 4 postures essentielles de l’enseignant

L’entraineur

De part sa formation, l’enseignant est expert pour la conception de situations d’apprentissage. Tel un entraineur, il s’appuie sur la connaissance des forces et faiblesses de ses élèves pour élaborer des séquences d’apprentissage en lien avec les objectifs du plan d’étude.

Il choisit, en fonction de ses élèves, les contenus et les méthodes pédagogiques et didactiques appropriées.
Pour créer des situations d’apprentissages qui favorisent une acquisition durable de compétences, il s’appuie sur ses connaissances en matière didactique et pédagogique ainsi que sur les résultats récents en recherche des sciences de l’éducation.
Il sait comment motiver les élèves en leur donnant un rôle actif dans l’apprentissage et en les responsabilisant par rapport à leur parcours scolaire.

L’enseignant connaît les fondements du développement comportemental et sociale des enfants et des adolescents.
Il est conscient de la dimension (inter)culturelle dans la conception de processus éducatifs.

Le mentor

Lors d’échanges avec ses élèves, il les encourage à s’investir dans des démarches autonomes, il favorise leur esprit d’initiative et valorise leur engagement.
En se basant sur les droits de l’Homme, il communique les valeurs et les normes de la société et transmet le respect des règles qui sous-tendent notre société. Par son exemple, il transmet des processus et des démarches qui permettent des gérer des situations conflictuelles. Il veille à son langage et ses attitudes afin de promouvoir des attitudes qui respectent les différences et évitent la discrimination d’autrui.

Le juge

L’enseignant est conscient des dimensions diagnostiques, formatives et certificatives de l’évaluation. Il en connait les caractéristiques et est capable d’élaborer, à dessein, une démarche évaluative adaptée à la finalité choisie.
Pour le volet diagnostique, il reconnaît, à partir des réponses des élèves, les raison d’une faiblesse resp. un potentiel à développer.
Pour la dimension formative, il est capable de proposer, en se basant sur son savoir professionnel, des activités de remédiation resp. d’approfondissement.
En fin de parcours d’apprentissage, l’enseignant certifie les performance de l’élève sur base de critères d’évaluation transparents et communiqués auparavant . Il est conscient que l’art et la manière du retour d’information doit respecter la personnalité de l’élève et doit contenir des pistes pour les apprentissages futurs.

Le chercheur

L’enseignant est conscient que la formation professionnelle (initiale et continue) est un garant pour une carrière réussie d’enseignant. Il s’informe régulièrement des offres de formations et des résultats de la recherche en matière de sciences de l’éducation.

Il est capable de porter un jugement autocritique sur sa pratique professionnelle. Il documente ses expériences, ses réussites, mais aussi ses erreurs et partage ses conclusions avec d’autres enseignants. Il accepte de recevoir, dans un cadre collégial et apaisé, du feedback d’autrui afin d’optimiser sa pratique.

Il s’investit, dans son établissement, pour collaborer avec ses collègues à une démarche d’optimisation du fonctionnement de l’école

 

Références :

https://didapro.me/lalbum/un-profil-denseignant-par-des-enseignants/

https://download.ei-ie.org/Docs/WebDepot/QualityEd_guidelines_fra_final_medium.pdf

http://pedagocghy.profweb.ca/?page_id=714

http://www.francoisguite.com/2006/08/qualites-dun-professeur-qui-motive-les-eleves/

http://www.education.gouv.fr/cid73215/le-referentiel-de-competences-des-enseignants-au-bo-du-25-juillet-2013.html

10 compétences du métier d’enseignant Ph. Perrenoud

KMK- Lehrerfortbildung

Lehrerberuf

http://arbeitsblaetter.stangl-taller.at/LEHREN/Kompetenz-Lehrer.shtml

 

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Un objectif essentiel au cours de mathématiques du cycle inférieur : passer du nombre à la lettre

La différence entre l’enseignement des mathématiques à l’école primaire et au cycle inférieur de l’enseignement secondaire et secondaire technique est le passage du nombre à la lettre.

Ce passage du numérique au littéral est d’autant plus important que la maîtrise du calcul algébrique est l’une condition nécessaire (pas suffisante d’ailleurs) pour un accès à des études scientifiques.

Il faut que le calcul littéral prenne sa place à côté ( et aussi en complément essentiel ) du calcul numérique, de l’utilisation de figures et de représentations graphiques.

Il faudra mettre en place un certaine progression dans cette approche du calcul littéral

  • par la modélisation, en proposant des situation qui permettent l’initiation à l’usage des lettres, en particuliers dans le cas de l’élaboration et de l’utilisation de formules
  • par la résolution de problèmes, en mettant en place des méthodes algébriques
  • par l’argumentation, en initiant les élèves au raisonnement à l’aide de lettres et à la démonstration structurée.

Dans ce contexte, la lettre change de statut.

Alors qu’à l’école fondamentale elle était souvent utilisé comme abréviation  (donc dans la formule A =  L x l, les lettres sont utilisées pour rappeler aux élèves que l’aire est le produit de la longueur par la largeur), au secondaire la formule A=Lxl identifie la lettre comme variable. Les lettre L et l deviennent des containers qui, selon les nombres attribués  à L et l changent la valeur attribuée à la lettre/variable A. Ici aussi il convient d’initier les élèves aux notions de variables dépendantes et indépendantes.

Le passage inductif du nombre à la lettre permet de modéliser (généraliser) un calcul, une réflexion, un résultat.L’utilisation en cours de mathématiques d’un tableur peut permettre une acquisition et un approfondissement de la notion de variable puisqu’il permet de distinguer adresses des cellules qui sont prises en compte et non leurs contenus du moment les adresses des cellules (variable) et leur contenu momentané (valeur de la variable)

 

la lettre en cours de mathématiques

Dans le registre de l’argumentation, la lettre devient indéterminée c.à.d. elle ne représente plus une valeurs particulière, mais elle tient lieu et place pour un ensemble de nombres qui vérifient une certaine propriété. Ainsi la formulation de la distributivité de la multiplication par rapport à l’addition se fait sous la forme  a ( x + y ) = a x + a y où les lettres a, x et y représentent des nombres.

En ce qui concern la résolution de problèmes, l’approche littérale donne le statut d’inconnue à la lettre. Résoudre une équation, c’est trouver toutes les valeurs qui, substituées à l’inconnue, donnent une égalité vraie. La notion de solution d’une équation, pour être comprise, nécessite une remise en cause du statut du signe d’égalité. (Une remise en question du signe d’égalité sera traitée dans un prochain post(lien)) La compréhension de ce qu’est une solution d’une équation en recourant à des tests de la valeur de vérité de l’égalité (aussi à l’aide d’un tableur) est un préalable à l’apprentissage de techniques de résolution d’une équation.

La mise en place de la notion de paramètre en tant que fonction de la lettre est plus complexe, plus subtile aussi, mais extrêmement importante pour tout apprentissage scientifique. Il s’agit de comprendre qu’un lettre tout en n’étant pas déterminée précisément, peut avoir le statut d’une valeur supposée connue par rapport à d’autres lettres.

Par exemple dans le cas de la définition du polynôme P défini par P(x) = a x² + bx + c où la lettre x désigne une variable (réelle, donc une valeur possible dans ℜ) et les lettres a,b et c désignent des paramètres qui sont fixés, mais pas connues précisément pour chaque polynôme. Il faut cependant noter que mis à part les polynômes la notion de paramètre ne surgit que peu dans les programmes du cycle inférieur.

Un futur post analysera en detail le statut du signe égal qui lui aussi développe en relation avec l’usage de la lettre.